La petite fabrique d'écriture


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Les participants de février 2017

Je suis en retard, mais tout arrive… Voici donc une nouvelle page pour nos Annales… textes à lire ou à relire, à partager, à commenter chez leurs auteurs si vous le désirez.

En février, nous avons nombreux sont ceux qui ont regardé par la fenêtre…

Dans leur ordre de publication, voici donc les participants.

Quichottine : Par la fenêtre…

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/02/par-la-fenetre-de-quichottine/

http://quichottine.fr/2017/02/pour-la-petite-fabrique-fevrier-2017.html

Adrienne : Par la fenêtre je vois…

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/02/par-la-fenetre-je-vois-adrienne/

http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2017/02/11/i-comme-imaginons-8696152.html

Gadgio : Par la fenêtre je vois…

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/02/par-la-fenetre-je-vois-gadgio/

http://endirectdechezmoi.over-blog.com/2017/02/pour-la-petite-fabrique-d-ecriture.3.html

Polly : Par la fenêtre je vois…

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/02/par-la-fene-je-vois/

https://lecritconjure.wordpress.com/2017/02/02/par-la-fenetre/

ABC : Par la fenêtre je vois…

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/03/par-la-fenetre-je-vois-abc/

http://jardin-des-mots.eklablog.com/crepuscules-a128267112

Fransua : La perle de cristal

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/03/par-la-fenetre-je-vois-fransua/

http://les-collages-et-poesies-de-fransua.over-blog.com/2017/02/mon-defi-pour-la-petite-fabrique-d-ecriture-par-la-fenetre.html

Galet : Après la tempête

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/05/par-la-fenetre-je-vois-galet/

http://ticayou-galet.blogspot.fr/2017/02/apres-la-tempete.html

Gadgio : Par la fenêtre je vois (2)

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/06/par-la-fenetre-je-vois-gadgio-2/

http://endirectdechezmoi.over-blog.com/2017/02/pour-la-petite-fabrique-d-ecriture.3.html

Isami : Par la fenêtre je vois

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/07/par-la-fenetre-je-vois-isami/

http://latelierdecrituredeminibulle.blogspot.fr/2017/02/par-la-fenetre-je-vois.html

Denis : Par la fenêtre je vois

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/08/par-la-fenetre-je-vois-denis/

Adamante : Ma cabane d’hiver

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/10/par-la-fenetre-je-vois-adamante/

Jak : Fenêtre sans regard

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/15/par-la-fenetre-je-vois-jak/

http://melimelojarjille.canalblog.com/archives/2017/02/15/34942082.html

Scooby : Par la fenêtre je vois

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/16/par-la-fenetre-je-vois-scooby/

http://scoobydu41.over-blog.com/2017/02/par-la-fenetre-je-vois.html

Loïc : Par la fenêtre

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/18/loic-par-la-fenetre-je-vois/

http://ecrimages.blogspot.fr/2017/02/par-la-fenetre.html

Jacou : Remonter le temps

https://lanouvellepetitefabriquedecriture.wordpress.com/2017/02/23/jacou-par-la-fenetre-je-vois/

Un grand merci à tous.


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Jacou – Par la fenêtre, je vois

Remonter le temps

Par la fenêtre, je vois, je vois…

Le ciel  qui poudroie,

Et l’herbe qui verdoie.

« Quel plaisant jour, tu me décris là, chère soeur,

Mettant mon coeur en bonheur. »

Navrée céans d’avoir à te contrarier,

Et te faire connaître, funeste vérité.

Ce ne sont que cavaliers armés,

Qui en notre demeure, n’ont point décidé de s’arrêter.

 » Tes yeux, à l’instant, de cette divine lumière,

Sûrement se sont fourvoyés, j’espère.

Troquons nos places,

Et qu’en cet espace,

De mes propres yeux,

Je puisse contempler les lieux. »

A votre guise, je consens, de ce guet,

Mon amie, sur le champ, me retirer.

 » Que le paysage est plaisant,

Apportant souffle revigorant.

La plaine infinie,

Sous mon regard reverdit…

 » Anne, ma soeur Anne, ne me fais point languir,

Dis moi, ne vois-tu rien venir? »

Je ne vois que le soleil qui poudroie,

Et l’herbe qui verdoie…


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Loïc – Par la fenêtre, je vois

Par la fenêtre

Par la fenêtre, je vois le brouillard, familier, habituel, un compagnon de voyages, de rêvasseries en échappées, d’espoirs en illusions.

En bas, des jeunes femmes poussent les landaus ou les poussettes, sur une belle allée plantée d’arbres alignés, plantés après la guerre pour tenter d’apporter un peu de vie et d’espoir en l’avenir à la ville meurtrie.

Au loin, là-bas, la terre pénètre l’Atlantique.

Depuis que papa a pu offrir à notre famille une 203 « commerciale », nous nous rendons de temps en temps sur cette presqu’île, notre lieu d’évasion. Quelques kilomètres par la mer, mais cent par la route !

Une terre encore épargnée de tous les tracas de la ville « béton-bitume », fracassée, que les habitants ont réinvestie, se frottant les yeux pour effacer à jamais les démons et les traumatismes.

Sur notre presqu’île aussi naissent des enfants, des baby-boomers, et ils courent à travers les champs, en chantant, et même en sifflant : Je suis si fier d’avoir appris !

Ici, autour du calvaire, nous nous ressourçons autour d’un vrai paysage de Bretagne. Les femmes en noir qui sortent de l’église puis s’assoient pour commérer sur les bancs de pierre ont toujours été là, n’ont pas interrompu leurs conversations, jamais, semble-t-il. Tout est couleurs, calme, sérénité. Devant le collège privé, les « Frères à quatre bras » accueillent les adolescents en culotte courte qui accourent comme des piafs.

Les jeunes du bagad Bleuniou Sivi (« fleurs de fraises ») accordent consciencieusement leurs cornemuses : fini le calme, mais bientôt le concert !

Mais … Mon regard s’était perdu dans le vide.

Une image apparaît, furtive, incongrue, très dérangeante, menaçante. Un fantôme ? un mirage ? Un cauchemar ?

Fermée, la fenêtre; tirés, les rideaux.

Ce sous-marin est venu tout gâcher.

Par la fenêtre.

Par la fenêtre, je vois le brouillard, familier, habituel, un compagnon de voyages, de rêvasseries en échappées, d’espoirs en illusions.

En bas, des jeunes femmes poussent les landaus ou les poussettes, sur une belle allée plantée d’arbres alignés, plantés après la guerre pour tenter d’apporter un peu de vie et d’espoir en l’avenir à la ville meurtrie.

Au loin, là-bas, la terre pénètre l’Atlantique.

Depuis que papa a pu offrir à notre famille une 203 « commerciale », nous nous rendons de temps en temps sur cette presqu’île, notre lieu d’évasion. Quelques kilomètres par la mer, mais cent par la route !

Une terre encore épargnée de tous les tracas de la ville « béton-bitume », fracassée, que les habitants ont réinvestie, se frottant les yeux pour effacer à jamais les démons et les traumatismes.

Sur notre presqu’île aussi naissent des enfants, des baby-boomers, et ils courent à travers les champs, en chantant, et même en sifflant : Je suis si fier d’avoir appris !

Ici, autour du calvaire, nous nous ressourçons autour d’un vrai paysage de Bretagne. Les femmes en noir qui sortent de l’église puis s’assoient pour commérer sur les bancs de pierre ont toujours été là, n’ont pas interrompu leurs conversations, jamais, semble-t-il. Tout est couleurs, calme, sérénité. Devant le collège privé, les « Frères à quatre bras » accueillent les adolescents en culotte courte qui accourent comme des piafs.

Les jeunes du bagad Bleuniou Sivi (« fleurs de fraises ») accordent consciencieusement leurs cornemuses : fini le calme, mais bientôt le concert !

Mais … Mon regard s’était perdu dans le vide.

Une image apparaît, furtive, incongrue, très dérangeante, menaçante. Un fantôme ? un mirage ? Un cauchemar ?

Fermée, la fenêtre; tirés, les rideaux.

Ce sous-marin est venu tout gâcher.

Où lire Loïc


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Par la fenêtre, je vois – Scooby

« Par la fenêtre, je vois… »

Un paysage de verdure

Des fleurs de toutes les couleurs

Le bien-être de la nature

Fait notre bonheur.

                                                    « Par la fenêtre, je vois… »

Des enfants jouer entre eux

je devine leurs rires et cris

Des bagarres, il y en a peu

Et ainsi va la vie.

« Par la fenêtre, je vois… »

Le soleil et sa chaleur

La tranquillité du paysage

La joie des enfants sages

C’est un vrai bonheur !

Pour lire Scooby


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Par la fenêtre, je vois – Jak

Fenêtre sans regard

Par la fenêtre je vois de l’autre coté du jardin, Loulette, mon amie,   devant sa fenêtre entrouverte. Elle semble  d’apparence paisible, elle  prend racine immobile, impassible.

On distingue le divan  du repos alentour,   et avec des pas hésitants   elle   va s’y  allonger lorsque rien ne va plus dans son corps et dans sa tête.

Même les  rais du soleil  à travers les carreaux  l’indiffèrent.Itou, le chat Minou,  siégeant sur  le rebord guettant   les éventuelles souris égarées dans le potager, n’attire plus ses caresses.

Son enclos est  pourtant accueillant. Je le connais bien. Je suis son amie Claire  et je l’agrémente    journellement  des fleurs du jardin, j’ai  redressé les  gais coussins multicolores  en une joyeuse compagnie chatoyante.

Pourtant  rien ne dérive Loulette de ses apparentes sombres pensées.

Que se remémore-t-elle donc devant cette croisée ouverte sur la vie, cette douce quinquagénaire * recluse, les yeux dans le vague ?

Elle dont la mémoire  n’est plus fiable et qui ne garde que des bribes disparates  de sa jeunesse envolée.

 Elle est  affligée  de la plus horribles des dégradations.

 Elle vit hélas   les affres de la maladie d’Alzheimer.

 Ce monstre qui  lui kidnappe tous les espaces de temps   de sa vie, pour les engouffrer dans le vide de l’oubli instantané.

Seules ses orbites  semblent en vie, perdues dans la transparence des carreaux de la croisée.

Une fenêtre dont le rôle se réduit à l’aération,  une fenêtre fermée sur l’existence… et de ma fenêtre je lui fais signe, mais elle ne me reconnait pas.

Où lire Jak


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Par la fenêtre, je vois – Adamante

Ma cabane d’hiver

Par la fenêtre, je vois un paysage oublié se dessiner au travers d’un semblant de brume.
Plafond gris et terne, tissage de ciel évoquant une possibilité de neige. À moins que ce ne soit le désir qui fausse mon regard. J’aime les hivers blancs. C’est dans ces moments que j’aspire à la cabane en plein milieu des bois, à la solitude bercée par le souffle aux dents d’acier du vent qui s’échine à vouloir entrer. La saison d’hiver c’est le retour à la graine, le roulé en boule du calfeutrement pour économiser la chaleur, effort minimaliste et repli sur soi. Rien de mieux qu’une cabane en bois pour offrir ce retirement durant lequel la vie se ressource ou s’abandonne à l’ultime sommeil. Fermer les yeux près d’un poêle et se couler dans l’accueil de ces petites choses qui rythment un jour d’hiver désœuvré, le craquement des bûches, l’odeur des marrons grillés et le bonheur de tenir entre les mains un bol de thé brûlant. Délice que de glisser doucement dans la torpeur d’un rêve éveillé peuplé d’images sans importance pour bercer le corps et l’âme.
Et me voilà, attendant la neige, en haut de cet immeuble de hurlevent, faisant crépiter mes doigts sur le clavier de l’ordinateur, expérimentant la cabane dans cette dimension où je vis intensément tout ce que je viens d’évoquer.

où lire Adamante